BMW face à la montée chinoise : “nous avons besoin de cette concurrence”

Face à l’arrivée massive des constructeurs chinois, BMW adopte une stratégie à contre-courant : plutôt que d’ériger des barrières, la marque prône l’ouverture pour stimuler l’innovation.

BMW - BMW veut repousser la fin du thermique

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Lors du salon IAA Mobility de Munich, Vincent Salimon, patron de BMW France, a surpris en appelant à ouvrir davantage le marché européen aux constructeurs chinois. Contrairement à d’autres groupes qui réclament des protections, BMW mise sur la compétitivité par l’innovation, la qualité de service et la liberté de choix pour les consommateurs.

BMW reste leader en pleine transition électrique

Malgré une conjoncture incertaine, BMW affiche des résultats solides :

  • 18 % de parts de marché mondial sur le 100 % électrique
  • 25 % de ses ventes en France sont 100 % électriques
  • 48 % sont électrifiées (hybrides inclus)

Ces chiffres démontrent que la diversification (électrique, hybride, thermique) et l’anticipation permettent de tirer son épingle du jeu dans un marché en mutation.

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“L’ouverture stimule l’innovation” selon BMW

Vincent Salimon estime que la concurrence étrangère pousse l’industrie européenne à se dépasser, citant l’exemple historique des Japonais puis des Coréens. Résultat ? Les ventes de BMW France sont passées de 25 000 à 67 000 véhicules par an.

“Ouvrir le marché, c’est bon pour le consommateur. Ça évite l’inflation et pousse à innover.”

BMW rejette donc les appels à de nouvelles barrières douanières face aux marques chinoises, et préfère miser sur une différenciation par la qualité, la technologie et le service.

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Le “power of choice” face à l’électrification rigide

BMW met en avant sa stratégie multi-motorisation comme levier d’adaptation :

  • Nouvelle plateforme Neue Klasse : SUV électrique, 800 km d’autonomie, 350 km récupérés en 10 minutes
  • X1 disponible en versions électrique, hybride et thermique
  • 85 % des véhicules vendus sont loués, avec des offres dès 490 €/mois sans apport

Salimon critique l’approche “tout-électrique” imposée à l’horizon 2035 et défend les carburants renouvelables, l’hydrogène et l’hybridation intelligente comme alternatives viables et durables.

Les marques chinoises s’installent en Europe

Au salon de Munich, BYD, Changan, GAC, Hongqi et d’autres géants chinois ont occupé le devant de la scène.
Les parts de marché des constructeurs chinois en Europe ont doublé en 2025, atteignant 4,8 % sur les premiers mois de l’année.

Dans ce contexte, BMW France veut se démarquer avec des services innovants :

  • Programmes d’abonnement modulaire, permettant de changer de motorisation selon les besoins
  • Stations bi-énergie combinant recharge électrique et hydrogène
  • Application connectée pour planifier des trajets multi-énergies

Une vision hybride et flexible, loin de la standardisation du 100 % électrique.

Une stratégie audacieuse

BMW France assume une stratégie inédite : affronter la concurrence chinoise sans crainte, en misant sur l’expérience client, la diversité des offres et la liberté de choix.
Le “power of choice” devient ici un véritable argument de fidélisation, dans un paysage automobile plus concurrentiel que jamais.

Et vous, faut-il ouvrir davantage le marché européen aux marques chinoises ?

Pensez-vous que la concurrence dope l’innovation, ou faut-il protéger les marques locales ?
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Celia