BMW, Mercedes, Porsche… ce qui vient de tomber en Chine va leur coûter très cher

Depuis juillet, une surtaxe fiscale frappe durement les voitures de luxe importées en Chine. Un coup dur pour les constructeurs européens premium, déjà sous pression.

Une fiscalité resserrée qui pénalise les marques haut de gamme

Le marché chinois vient de durcir sa fiscalité sur les véhicules de luxe. Le seuil de surtaxe de 10 %, autrefois appliqué à partir de 1,3 million de yuans (156 000 €), est désormais déclenché à 900 000 yuans, soit environ 107 000 €.
Conséquence immédiate : une grande partie des modèles importés par BMW, Mercedes, Porsche ou Land Rover sont touchés. Le surcoût, que les concessionnaires ne peuvent absorber, rend ces véhicules encore moins compétitifs face à une offre locale agressive.

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Une taxe qui vise aussi… mais surtout les importations

Officiellement, la surtaxe concerne tous les modèles, qu’ils soient importés ou assemblés localement. Mais en pratique, les véhicules étrangers en font les frais.

Les modèles vendus entre 900 000 et 1,3 million de yuans provenaient pour beaucoup d’Europe ou du Japon, et représentent un volume crucial pour les marques occidentales.

En juillet, les importations ont chuté de 18 %, et sur les huit premiers mois de l’année, le recul atteint 15 % avec seulement 323 000 véhicules importés. Les marques les plus affectées ?

Mercedes (-22 %) et surtout BMW (-34 %), selon les derniers chiffres.

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BMW, Audi et Mercedes sous pression en Chine

Dans ce contexte tendu, BMW n’a plus le droit à l’erreur. La marque prépare la rentrée avec un modèle clé : le nouveau BMW iX3, basé sur la plateforme Neue Klasse.
Déjà confirmé pour l’usine de Debrecen en Hongrie, ce SUV électrique sera aussi assemblé localement en Chine, afin d’éviter la surtaxe et s’adapter aux exigences du marché chinois, où la guerre des prix fait rage.

Une concurrence locale toujours plus agressive

Les marques chinoises, comme BYD, Nio ou Xpeng, continuent de monter en gamme tout en cassant les prix. Résultat : les clients locaux sont de plus en plus nombreux à délaisser les marques européennes.
Pour résister, BMW, Mercedes et consorts doivent désormais jouer sur le localisme, la qualité perçue, mais aussi l’optimisation logistique pour contenir les coûts.

La Chine est toujours le premier marché mondial pour BMW. L’adaptation locale est vitale pour sa survie commerciale.

Un futur incertain… mais pas figé

Ironie du sort, le gouvernement chinois lui-même pourrait indirectement aider les marques étrangères. Pékin a lancé une campagne contre la « surenchère concurrentielle » (« anti-involution ») visant à freiner la guerre des prix entre constructeurs locaux.
Cette initiative vise à stabiliser les valeurs résiduelles, préserver l’économie, et redonner de l’air aux segments premium.

Et vous, pensez-vous que les marques européennes doivent produire plus localement pour rester compétitives en Chine ? Donnez votre avis en commentaire.

Celia